Pourquoi l’argent de la recherche ne va pas là où l’on meurt
Cette étude examine la répartition des crédits publics de recherche entre dix-sept cancers, à partir des données du National Cancer Institute américain, puis des portefeuilles de projets de neuf pays dont la France, recensés par l’International Cancer Research Partnership.
Principaux résultats
- Le financement suit d’abord la mortalité, mais s’en écarte typiquement d’un facteur deux, dans un sens ou dans l’autre.
- Aux États-Unis, le cancer du sein reçoit 12 700 $ de recherche publique par décès, contre 3 500 $ pour le poumon et 1 400 $ pour le corps de l’utérus.
- Dans les neuf pays étudiés, sans une seule exception, la part du cancer du sein dans les projets de recherche excède sa part dans la charge sanitaire — de près de sept points en moyenne.
- En France (2018-2022, INCa et Fondation ARC) : 247 projets pour le sein, 142 pour le poumon qui tue deux fois et demie plus, 72 pour le pancréas qui tue désormais davantage que le sein.
- Le nombre d’associations dédiées rend compte des deux tiers de l’écart entre ce qu’un cancer reçoit et ce que son poids sanitaire représente.
Référence
Allegret-Pilot, A. (2026). The Allocation of Cancer Research Funding: Advocacy, Not Burden. Evidence from Seventeen Cancers and Nine Countries. SSRN Working Paper, 1 October 2026. Document de travail en anglais.
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